Zoom sur la technologie OmniGrip du Roborock Saros Z70
Le Roborock Saros Z70 a marqué ce début d’année avec sa présentation au CES 2025 et une innovation jamais vue dans la robotique domestique : l’OmniGrip, un bras robotisé articulé capable de saisir, déplacer et ranger les objets sur son passage. Lors de la Foire de Paris 2025, avant sa sortie officielle le 12 mai, nous avons eu la chance de le voir en démonstration et de recueillir les impressions des premiers testeurs et du public. Alors, au-delà de l’effet « wahou », qu’en est-il vraiment ? C’est ce que nous allons découvrir ensemble.
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Qu'est-ce que l'OmniGrip du Roborock Saros Z70 ?
Présenté pour la première fois lors du CES 2025, cette innovation a immédiatement fait sensation. Ce bras mécanique articulé à cinq axes permet au Saros Z70 de saisir, déplacer et organiser les objets sur son passage puis de les ranger dans une zone prédéfinie. Un concept novateur pour libérer le sol de ce qui pourrait gêner avant de passer l’aspirateur.
Prix et disponibilité du Roborock Saros Z70
Le Roborock Saros Z70 est commercialisé depuis le 12 mai 2025 au prix de 1699 € au lieu de 1799 €. A retrouver chez les principaux revendeurs : Amazon, Boulanger, Darty ou sur le site officiel de la marque. Une offre de lancement valable jusqu’au 25 mai 2025
Comment fonctionne concrètement ce bras robotique ?
Le bras OmniGrip est composé d’un matériau léger et résistant, avec un revêtement en silicone pour assurer une prise délicate sur les objets. Pour ce faire, il utilise une série de capteurs sophistiqués de sécurité, associés à une lumière LED, une double caméra et un système de préhension souple qui permet d’éviter tout dommage aux objets fragiles.
Grâce à son système de cartographie StarSight 2.0 et ses 21 600 points de détection, le Z70 scanne l’environnement pour repérer les objets présents au sol. La double caméra joue un rôle crucial ici : elle permet au robot de reconnaître jusqu’à 108 objets préprogrammés. Et ce n’est pas figé : Roborock permet d’ajouter jusqu’à 50 objets personnalisés via l’application pour offrir une vraie capacité d’adaptation.
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Une fois l’objet repéré, le bras se déploie en moins de 30 secondes. Là encore, les capteurs de pression entrent en jeu : ils ajustent la force de préhension en fonction de l’objet pour éviter d’endommager les matériaux fragiles. On l’a vu ainsi vu manipuler des câbles électriques sans les plier, attraper des jouets en plastique sans les écraser, et même saisir des peluches tout en douceur.
L’objet saisi est déplacé vers une zone de stockage prédéfinie. Roborock propose même un panier de rangement fourni avec le Z70, que l’on peut configurer directement depuis l’application. Le robot connaît l’emplacement exact et s’y rend automatiquement pour déposer ce qu’il a ramassé, avant de revenir poursuivre son travail.
Avec les sols dégagés, le Saros Z70 peut alors lancer son cycle d’aspiration sans entrave. Fini les détours ou les blocages : chaque mètre carré est exploité, et l’efficacité du nettoyage est maximale.
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Les atouts du bras OmniGrip : un vrai pas en avant pour Roborock ?
Avec l’OmniGrip, Roborock entend bien réécrire le rôle classique dévoué à votre aspirateur robot. Plus question de contourner les obstacles : le Saros Z70 les déplace, les range, et optimise l’espace avant même de passer à l’aspiration. Une promesse ambitieuse qui, sur le papier, pourrait révolutionner notre rapport au ménage automatisé. Mais qu’en est-il vraiment dans les faits ? Voici ce que nous avons pu observer.
1. Une capacité de levage unique en son genre
Dans les faits, cette innovation peut apporter un vrai plus, surtout si votre intérieur est souvent encombré. Nous avons pu ainsi admirer le Z70 manipuler des câbles, ranger des jouets dans un panier dédié et même déplacer des chaussures qui traînaient sur le chemin. Sa capacité de levage monte jusqu’à 300 g. Oui, ça reste léger mais ça peut suffire pour certains objets du quotidien : chaussettes, petits jouets, câbles d’alimentation, etc.
Concrètement, le bras se déploie, saisit l’objet et le relocalise dans une zone prédéfinie dans l’application. Ce qui est intéressant, c’est la précision du geste. A l’aide de sa double caméra, l’OmniGrip ajuste sa prise en temps réel pour éviter de faire tomber l’objet pendant le déplacement.
Dans nos observations, le bras se montre plutôt habile, même si certains objets plus volumineux et peu stables, comme des peluches et des chaussons (ou des chaussetttes mal positionnées sur le sol) semblent lui poser parfois problème. On n’est pas encore dans le zéro défaut, mais c’est déjà un bel accomplissement pour un robot aspirateur.
2. Une adaptation réussie aux différents types de sols
Là où Roborock marque des points, c’est sur l’adaptabilité. Sur un parquet, le bras ajuste sa pression pour ne pas rayer le bois, alors que sur tapis, il accroît la force de préhension pour éviter de glisser. Le robot sait aussi contourner les obstacles volumineux sans perdre sa trajectoire. Même dans des environnements encombrés, il semble parfaitement apte à déplacer des câbles sans les emmêler et à ranger des jouets sous une table basse sans difficulté.
On n’est pas sur de l’approximation : chaque mouvement est calculé, et l’OmniGrip ajuste son angle en fonction de l’objet détecté. C’est ce qui permet au Z70 de faire mieux que la simple navigation. Ici, on parle d’optimisation de l’espace avant le nettoyage.
3. Des mises à jour prévues pour encore s’améliorer
Roborock a confirmé que l’OmniGrip ne restera pas figé dans ses capacités actuelles. Grâce aux mises à jour OTA (Over-The-Air), la liste des objets détectés devrait s’étoffer au fil du temps. Actuellement, le robot reconnaît 108 objets prédéfinis, et 50 autres personnalisables mais la firme prévoit d’en ajouter d’autres via des MAJ logicielles. Ce qui est prometteur, c’est la capacité d’apprentissage de cette technologie. L’application permet d’étiqueter certains objets non reconnus pour qu’ils soient identifiés lors des prochains passages.
Les limites du bras OmniGrip : des obstacles à surmonter
Si l’OmniGrip impressionne par son ingéniosité, l’innovation n’est pas exempte de défauts. Comme toute nouvelle technologie, les premières générations tâtonnent encore sur certains aspects, notamment la rapidité d’exécution, la reconnaissance d’objets complexes et l’impact énergétique. Voyons ensemble où Roborock devra encore progresser pour perfectionner cette avancée.
1. La vitesse et la précision en question
Si l’OmniGrip impressionne par sa capacité à manipuler des objets, tout n’est pas encore parfait. Premier bémol : le manque de rapidité lors de la saisie. Le bras prend parfois un temps non négligeable pour se positionner correctement, ajuster son angle et saisir l’objet. Sur un seul mouvement, ce n’est pas forcément gênant. Mais si plusieurs objets sont dispersés dans une même pièce, l’attente peut vite devenir agaçante.
C’est un point sur lequel Roborock va devoir travailler. L’idée est excellente, mais elle manque encore de fluidité pour être totalement convaincante au quotidien. Dans un environnement encombré, la pince multiplie les allers-retours, en cherchant le bon angle pendant de longues secondes.
2. Une reconnaissance encore limitée
L’autre faiblesse relevée lors des différentes démonstrations et retours de tests concerne la reconnaissance des objets volumineux ou de forme irrégulière. Une explication à trouver du côté des limitations de la double caméra, qui peine à distinguer les contours irréguliers. Même si Roborock a promis des améliorations OTA, en l’état, cette lacune peut s’avérer notable, surtout dans des espaces tels que des chambres d’enfants.
3. Un impact réel sur l’autonomie
L’intégration de cette nouveauté ne se fait pas sans concession. Même si la conception du robot est une prouesse avec une hauteur de seulement 7,98 cm, chaque activation du bras celui-ci consomme de l’énergie, de quoi impacter directement l’autonomie globale du robot. Sur les premiers retours que nous avons recueilli, le Saros Z70 nécessite des retour à la station de charge plus fréquent quand l’OmniGrip est utilisé régulièrement.
D’après les premiers retours de tests constatés, sur un cycle complet de nettoyage avec plusieurs manipulations d’objets, l’autonomie peut chuter d’environ 15 % à 20 % par rapport à un usage sans activation du bras.
Et le bras Bionic Multi-Joint de Dreame, qu'en est t-il ?
Quand Roborock a levé le voile sur le Saros Z70 lors du CES 2025, l’impact a été immédiat. La marque a littéralement volé la vedette aux autres constructeurs présents, en forçant même certains à réagir en urgence. C’est précisément ce qui semble s’être passé pour Dreame qui a dévoilé son propre concept de bras articulé, le Bionic Multi-Joint, lors de l’événement.
L’annonce de Dreame avait tout d’une réponse précipitée. Le constructeur chinois a présenté un bras robotisé capable de soulever jusqu’à 400 g et de s’étendre sur 30 cm, surpassant ainsi, sur le papier, les capacités de l’OmniGrip. Mais là où Roborock avait un produit fini, testé et prêt à être commercialisé, Dreame n’a montré qu’un prototype.
Pour l’instant, Roborock garde une longueur d’avance avec un produit réellement disponible et opérationnel. Dreame a promis un modèle équipé de son bras pour la fin de l’année 2025, avec un X60 en vue ? Reste à voir si la promesse sera tenue.
En résumé
L’OmniGrip du Roborock Saros Z70 a déjà clairement marqué les esprits : c’est séduisant à voir, novateur dans l’approche, et prometteur sur le papier. Dans les faits, cela nous semble encore perfectible. La portée limitée en terme de poids, lenteur du bras, les erreurs de reconnaissance sur certains objets et l’impact sur l’autonomie montrent qu’il reste peut-être du chemin à parcourir. Il se peut, en tout cas, que l’on assiste clairement à l’émergence d’une nouvelle norme dans le secteur.
L’idée est posée, le concept est là, reste à voir si l’exécution tiendra sur le long terme. Et vous, qu’en pensez-vous ? L’OmniGrip a-t-il le potentiel de changer la donne ? Dîtes-le nous en commentaires 😉
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